5 étapes pour accomplir sa transition professionnelle en quête de sens

[MA CARTE DE VOYAGE]

💡 Petit conseil : Cet article est pensé comme un guide, avec plusieurs étapes à découvrir. Il est assez long et riche en contenus.

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Vous vous sentez en quête de sens dans votre vie professionnelle ? Vous souhaitez que vos compétences soient (réellement) utiles face aux urgences écologiques et sociales ? Vous n’avez plus de plaisir dans votre travail ? Vous ne savez pas quelles pourraient être les pistes viables pour vous ni comment vous y prendre pour évoluer en toute confiance ?

Bonne nouvelle : vous n’êtes pas seul·e !

Chaque année, rien que dans la région lyonnaise et ses alentours, nous croisons plus de 600 personnes qui sont en chemin pour évoluer vers une vie professionnelle engagée pour une transition écologique et solidaire de notre société.

Entre les 400 participants de la Journée de la transitions professionnelle écologique et solidaire, les 300 auditeurs de nos webinaires, conférences et ateliers et les 180 personnes que nous rencontrons lors de nos rendez-vous d’orientation et de nos Journées portes ouvertes, nous observons une croissance continue du nombre de personnes en quête de sens professionnel !

Et maintenant : comment dessiner mon chemin et me mettre en mouvement ?

Que votre projet soit au stade d’envie, d’une idée embryonnaire ou que vous ayez déjà passé le pas de quitter votre travail, plusieurs étapes s’annoncent devant vous.
À chacune de ces étapes, des freins pourront vous ralentir ou vous bloquer : peur de s’aventurer dans un autre univers, manque de confiance en soi, sentiment d’illégitimité ou de ne pas avoir les compétences, méconnaissance des alternatives possibles et des opportunités à saisir…

Heureusement, s’il y a des freins, il y a aussi des leviers à activer et de nombreux outils, ressources et structures existent pour vous aider à vous lancer et vous accompagner sur votre chemin. Cet article vous guide à chacune de ces étapes et vous partage des ressources clés (médias, structures, outils…) utiles et fertiles pour vous aider à avancer.

Étape 1 : Explorer et s’inspirer pour dessiner son chemin

Étape 2 : Se lancer en confiance sur son chemin d’évolution

Étape 3 : S’immerger et se confronter pour valider son projet

Étape 4 : Se former pour évoluer

Étape 5 : Trouver des opportunités d’emploi

Sommaire

Étape 1 : Explorer et s’inspirer pour dessiner son chemin

Après avoir pris conscience de son envie d’évoluer vers des missions porteuses de sens face aux urgences écologiques et sociales, se pose tout de suite la question de la destination. Quels secteurs m’attirent réellement ? Quelles missions ont du sens pour moi ? Où serai-je le ou la plus utile ? Qu’est-ce qui me plaira réellement (et durablement) ?

Si votre prise de conscience est globale, et que vous n’avez pas un sujet de cœur évident, ce n’est pas toujours simple de savoir vers où, quoi, qui s’orienter tant sont nombreux et variés les défis qui méritent de mettre son énergie et ses compétences en action. Votre défi, ce sera de vous définir (progressivement) une destination.

Si votre sujet de cœur est spécifique, et que vous avez déjà en tête des actions, initiatives, projets qui vous inspirent, vous aurez à vous assurer qu’il est cohérent avec vos valeurs et vos compétences (Étape 2) et qu’il correspond à ce que vous avez envie de vivre (Étape 3) afin de vous lancer dans les meilleures conditions.

Si vous avez déjà un sujet qui vous tient à cœur et des idées d’actions, d’initiatives ou de projets inspirants, assurez-vous d’abord qu’il soit en accord avec vos valeurs et vos compétences (Étape 2), puis qu’il reflète véritablement ce que vous souhaitez vivre (Étape 3). Cela vous permettra de vous lancer dans les meilleures conditions.

Les actions que nous allons exposer dans cette étape 1 correspondent en particulier au cas où vous seriez dans une recherche ouverte, en exploration des possibles, et que des questions affluent dans votre tête. Quels sujets sont prioritaires pour la société ? Quels sujets me parlent à moi ? Quels métiers me correspondraient et seraient utiles ? Comment les trouver ? Est-ce le bon moment pour me réorienter ? La liste est longue et non-exhaustive !

Face à ces questionnements, 3 premières actions clés :

  • S’ouvrir les possibles grâce à des lectures, podcasts ou documentaires qui nous permettent de découvrir mille et un défis de société et des solutions où nous engager pour les résoudre
  • Se nourrir des expériences de personnes qui sont à des endroits qui nous parlent ou qui ont suivi des chemins qui nous ressemblent afin de nous inspirer une destination et des prochains pas
  • S’autoriser à rêver, imaginer, explorer, en particulier par de petits ou longs voyages mais aussi pendant tous les temps qu’on se libère pour être avec soi-même

S’ouvrir les possibles grâce à des ressources inspirantes

Premiers pas à vivre en solitaire, en balade, dans son lit ou à la table du salon : la découverte de ressources inspirantes. Livres, podcasts ou films sont à portée de clic pour vous donner des billes et vous aider à avancer ! Dans notre Espace Évolutions, nous proposons 6 newsletters, 11 documentaires, 10 podcasts, 12 livres et 25 tiers-lieux pour s’inspirer, nourrir et affiner ses envies d’évolution.
Attention ! Cette phase est très confortable (même si cela remue toujours de se confronter à une urgence écologique ou sociale) : on peut rester longtemps à découvrir, apprendre, s’intéresser, se passionner, sans engager la moindre action. Il est indispensable qu’elle puisse déboucher ou s’accompagner de phases plus actives : participer à des événements, s’engager dans des associations…

Les événements sont une première mise en mouvement possible dans une étape d’inspiration : conférences, salons, ateliers, balades, formations courtes… Ils restent des moments de découverte mais ils nous sortent de notre zone de confort et créent des rencontres et des opportunités !

[Ressource inspirante] 6 événements inspirants à ne pas manquer

Le bénévolat est une belle occasion d’allier utilité immédiate face aux sujets qui vous touchent et découvertes, rencontres, expériences qui nourrissent votre parcours d’évolution pro, et parfois même des opportunités professionnelles.

[Mode d’emploi] Comment… le bénévolat peut m’aider dans mon évolution ?

Rencontrer des personnes inspirantes

Un parcours d’évolution professionnelle est souvent jalonné de rencontres décisives : celles qui ouvrent les possibles, celles qui confrontent au terrain, celles qui donnent des clés pour comprendre les enjeux d’un secteur, celles qui apportent des conseils, des ressources et des contacts pour avancer

Cependant, partir à la rencontre de personnes inspirantes n’est pas évident quand on est au début de son parcours d’évolution. Comment les identifier et trouver leurs contacts ? Quand les solliciter ? Comment les convaincre de nous rencontrer ? Quelles questions leur poser ? Quelles suites donner aux échanges ?

La première étape est de distinguer trois profils différents que vous allez pouvoir solliciter :

Elles sont au cœur d’un écosystème thématique. Elles disposent d’une expertise, d’expériences associatives ou entrepreneuriales, elles connaissent bien les enjeux mais aussi les acteurs incontournables et pourront donner des précieux conseils pour vous aider à avancer. Cependant, ce sont les moins disponibles, et ce ne sont pas les premières à mobiliser ! 

Ce sont des personnes qui travaillent ou s’engagent sur des sujets ou dans des structures qui vous intéressent, et qui, comme vous, ont connu un parcours d’évolution professionnelle. Par leur parcours, elles comprendront bien vos enjeux et, moins sollicitées que les personnes référentes, auront plaisir à vous donner du temps. À rencontrer en premier !

Ce sont des personnes qui vivent le même processus d’évolution que vous, explorent, découvrent, s’interrogent, doutent… Vous pouvez les rencontrer lors d’événements écolos ou solidaires ou dédiés aux évolutions professionnelles, mais aussi dans des communautés, comme celles des Paumé·e·s de makesense, du mouvement Activ’Action ou des capitalistes anonymes.

Pour vous aider à créer des rencontres fertiles, nous vous proposons deux ressources clés :
▸ [Ressource inspirante] 55 parcours de transition pro engagée (que vous pouvez contacter)
▸ [Mode d’emploi] Comment obtenir, préparer et rendre fertile un entretien métier ?

S’autoriser à rêver et à explorer grâce aux temps libérés et au voyage

L’évolution pro en quête de sens n’est pas un processus entièrement rationnel. On débute sans savoir quelle sera notre destination finale, on cherche, on tâtonne, on expérimente… Et surtout on regarde devant nous autant qu’on regarde en soi… Et pour accomplir ce processus, il y a une ressource indispensable : le temps. Du temps libéré, qu’on ne cherche pas à rendre efficace tout de suite.

Option 1 : se construire un voyage en quête de sens

Parmi les solutions les plus communes : le voyage. Et c’est loin d’être anecdotique ! Plus d’un quart des personnes qui suivent notre programme Nouvelles Voies ont vécu un voyage en quête de sens, seules, en couple, en famille ou entre amis. Déjà en 2015, le documentaire En quête de sens montrait toute la force du voyage pour se (re)trouver en partant à la rencontre de personnes et de lieux inspirants à travers le monde. Aujourd’hui, le voyage en quête de sens s’est imposé comme une étape habituelle pour celles et ceux qui cherchent leur voie !
Si vous avez envie de vous lancer dans un voyage en quête de sens, des communautés de voyageurs et voyageuses vous accueillent et vous accompagnent. C’est particulièrement la mission d’On The Green Road avec Vaya Campus, son école du voyage engagé, et sa communauté des Explor’acteurs. Et si un ancrage dans la durée vous appelle, des opportunités de volontariat de solidarité internationale (VSI) existent, comme celles proposées par le Service de Coopération au Développement ou partagées par Resacoop, un réseau qui vous guide dans la préparation avec de bons outils et contacts !

Option 2 : participer à des voyages organisés pour s’inspirer et se trouver

Il existe aussi de plus petits voyages comme les périples d’Univoyage ou les randonnées de Kaypacha, qui donnent, le temps d’une semaine, d’un weekend ou d’une journée, des occasions d’explorer, de découvrir et de s’interroger sur ce qui nous parle, nous mobilise et nous met en mouvement.

Option 3 : se libérer du temps pour soi

Enfin, au-delà des voyages qui nous extraient de notre routine et libèrent de longues plages de temps (de transport en particulier !) pour penser, rêver, se questionner, s’introspecter… il est fertile de se créer des moments de “temps libérés”. Ce sont des créneaux qui n’ont pas vocation à être tout de suite productifs mais où on s’autorise à lire des livres, écouter des podcasts, se balader, écrire ses idées, réaliser des exercices de discernement… C’est la rupture avec la routine, la déconnexion avec les outils numériques, la préservation de longues plages de temps qui créent un contexte propice à la créativité pour penser autrement son évolution de vie professionnelle.
Conseil N°1 : ne pas chercher à gagner une petite heure par-ci par-là, mais s’autoriser à bloquer des journées entières (ou au moins de bonnes demi-journées) et s’extraire de son quotidien : aller marcher, s’installer dans un café, se poser dans un parc… Conseil N°2 : commencer un carnet de voyage (papier !) de son évolution professionnelle où on note ses idées, réflexions ou découvertes est très fertile pour s’autoriser à ouvrir d’autres pistes et à les (re)parcourir après quelques semaines ou quelques mois. L’évolution n’est pas un chemin linéaire. On revient souvent sur des pas déjà parcourus, avec un autre regard, d’autres expériences… Le carnet est un bon outil pour accompagner cette itération !

Étape 2 : Se lancer en confiance sur son chemin d’évolution

Lorsqu’on se met en chemin dans son évolution professionnelle, on voit germer des envies et des pistes qui pourraient nous inspirer une destination professionnelle désirable. Il faudra alors faire le tri entre ces différentes pistes pour déterminer celles à explorer en priorité, et celles à mettre de côté, du moins pour le moment. Ce processus de définition de vos choix peut être accompagné par des exercices et des outils de discernement. On vous en partage quelques-uns !

Affiner et affirmer ses envies avec des outils de discernement

Dans cette recherche et cette mise en mouvement, certains outils de discernement sont tout à fait appropriables par vous, en autonomie, à chaque décision que vous êtes amené à prendre. Ils aident à affiner et à affirmer ce qu’on souhaite

4 outils de discernement

Nom Principe Objectif
La boussole Identifier deux pôles internes : le sens (ce que nous voulons apporter au monde) et le goût (ce que nous voulons vivre et expérimenter) Savoir vers où chercher pour trouver une place qui nous correspond dans le monde de la transition écologique et des solidarités
Les 5 quêtes du (ré)engagement Identifier ce qui nous met en mouvement dans notre vie pro et dans nos engagements, et comprendre ce qui nous manque ou ce qu’on cherche dans notre future vie professionnelle engagée Diagnostiquer et comprendre ce qui nous manque pour savoir ce qu’on veut
▸ En savoir plus sur la boussole et les 5 quêtes du (ré)engagement professionnel
L’Ikigai -
importé (et réapproprié) du Japon
Poser sur le papier 4 enjeux clés pour un plein épanouissement professionnel : ce que nous avons envie d’apporter au monde, ce que nous avons envie de vivre, ce pour quoi nous sommes doués et compétents et enfin ce qui nous permettrait d’avoir des ressources financières pour vivre Trouver des engagements professionnels qui cochent toutes les cases
▸ On le décrypte sur ce [Mode d’emploi] : Comment… réaliser un exercice de discernement pour « bien choisir » ?
Le RIB (revenu induit par le besoin) Dans une évolution en quête de sens, on cherche à trouver un emploi qui nous accomplisse davantage qu’un emploi très bien rémunéré. Si pour certains, il n’y aura pas de baisse de salaire, pour celles et ceux qui sont dans les tranches des hauts revenus, au-dessus de 3000€ net, une baisse est à anticiper. C’est là que le RIB est utile, afin de voir ce qu’on peut réellement accepter (personnellement et en famille) comme diminution ! Redéfinir notre rapport à notre revenu et nos consommations pour clarifier nos besoins financiers réels et envisager une transition vers un travail plus aligné
Calculez votre RIB avec les écolohumanistes
▸ [Mode d’emploi] Comment… questionner son rapport au salaire ?

Se faire accompagner pour des conseils utiles et fertiles

L’évolution professionnelle bénéficie d’une variété d’espaces et de dispositifs pour vous accompagner. Certains sont publics comme le Conseil en évolution professionnelle, d’autres sont privés mais bénéficient de financements comme le Bilan de compétences et enfin certains sont associatifs, mobilisant des bénévoles et/ou d’une communauté de personnes en évolution, comme Ressort à Lyon ou Activ’Action à travers la France.

Les premiers qu’on croise sont souvent les acteurs du Conseil en évolution professionnelle (CEP) : France Travail, APEC si vous êtes cadre, Cap Emploi si vous êtes en situation de handicap, les Missions locales si vous avez moins de 26 ans ou encore le CIBC pour la région Aura. Leur vocation ? Vous aider à construire votre projet d’évolution et à identifier avec vous les dispositifs publics de soutien.

Bien connu aujourd’hui, le bilan de compétences est une étape que vivent une partie des personnes qui évoluent. Ce n’est pas un passage obligé, mais choisi au bon moment, pour les bonnes raisons et avec les bonnes personnes, c’est un moment qui peut être très fertile ! Choisir son organisme de bilan de compétences Le monde du bilan de compétence est riche en diversité. À côté des organismes historiques comme les CIBC et des acteurs nationaux et digitalisés comme Chance, on trouve des indépendants mais aussi des spécialistes : des accompagnements de femmes comme Garance et moi, L’Escale pour les parents ou encore de la quête de sens face aux urgences écologiques et sociales. Depuis 10 ans, des bilans de compétences se sont spécialisés dans la quête de sens sur les enjeux d’écologie et de solidarité. Quelques exemples : L’accompagnement est une pratique personnalisée et personnalisable, vous pouvez rencontrer celles et ceux qui pourraient vous accompagner afin de vous assurer que leurs pratiques sont ajustées à ce que vous attendez.
Information utile : Il peut être financé par votre CPF !
Les endroits et dispositifs pour être accompagné en complément d’un bilan de compétences sont d’une grande diversité. C’est à vous d’explorer votre territoire (et internet) pour trouver chaussure à votre pied. Quelques exemples pour vous inspirer :
Conseil : n’hésitez pas à demander des avis d’anciens ou anciennes avant de vous lancer !

Étape 3 : S’immerger et se confronter pour valider son projet

Au fur et à mesure que vous avancez dans votre transition professionnelle, une ou des destinations (secteurs, métiers, structures) possibles apparaissent. L’immersion et la confrontation avec la réalité des vies pro qui se cachent derrière ces destinations deviennent alors nécessaires pour s’assurer qu’elles vous correspondront vraiment, une fois votre évolution accomplie. C’est une étape à ne pas manquer; surtout si votre évolution passe par des formations longues pour des métiers spécifiques : maraîchage, cuisine, pâtisserie, menuiserie ou encore éco-construction, rénovation ou bilan carbone. Cette étape a 3 vocations :
  • Connaître et reconnaître : bien identifier les réalités professionnelles qui se cachent derrière une structure, un métier, un secteur afin d’orienter ses choix d’évolution : quels postes sont adaptés ? Quelles compétences doit-on acquérir ? Comment et où se former ? Quand et où candidater ?
  • Se connaître et se reconnaître : bien comprendre ce qui nous plaît ou nous déplaît pour notre nouvelle vie pro, bien définir les cadres qui nous conviennent ou non pour nous épanouir… et ainsi mieux cibler où nous engager !
  • Être vu et reconnu : se créer des opportunités d’évolution en démontrant qu’on est capable d’être à la hauteur des missions proposées et qu’on s’insère bien dans la dynamique de la structure

4 dispositifs pour s’immerger

Immersion professionnelle

Expérimenter un métier sur une courte durée L’immersion professionnelle ou Période de Mise en Situation en Milieu Professionnel (PMSMP) est un stage non-rémunéré dans une structure afin de découvrir si un métier correspond à nos attentes, et ainsi valider son projet d’évolution professionnelle. L’objectif est d’y vivre ce qu’une personne du métier vit au quotidien, d’échanger avec des professionnels en situation de travail, de comprendre leurs réalités… D’une journée à un mois, c’est un dispositif accessible aux personnes en recherche d’emploi, des jeunes en mission locale, des bénéficiaires du RSA, mais pas que ! Si vous êtes encore en activité, c’est possible. Il suffit d’être en recherche active et inscrit à France Travail et de prendre rendez-vous avec un conseiller ou une conseillère. Si ce sont des associations qui vous intéressent, à côté d’une PMSMP, vous pouvez aussi vous proposer spontanément pour des missions bénévoles (de quelques semaines à quelques mois) ! Certaines associations vous trouveront des missions intéressantes et utiles (différentes de leurs cadres d’engagements bénévoles qu’on évoque après) pour découvrir leurs projets et leurs métiers.
[Ressource utile] Le site Immersion facilitée [Mode d’emploi] Comment… réaliser une immersion professionnelle ?

Bénévolat

S’engager sur le terrain

L’engagement bénévole est un espace très fertile lorsqu’on est en évolution professionnelle dès la phase d’inspiration. Dans cette troisième étape, c’est un bénévolat ciblé que nous allons évoquer, car il ne vise plus à vous ouvrir les possibles (comme en étape 1) mais à vous confirmer dans votre envie d’évoluer vers un secteur d’activité ou certains types de missions : coordination de projets, animation, éducation, accompagnement… Ce bénévolat ciblé pourra répondre à 3 objectifs :

  • Confirmer votre intention en vous confrontant à des pratiques et à des réalités de terrain
  • Identifier ce qui vous manque pour trouver une place professionnelle dans le(s) secteur(s)
  • Développer des nouvelles connaissances et compétences

Comment trouver des offres de bénévolat ?

Si vous avez une idée claire du ou des secteurs qui vous intéressent, dès que vous rencontrez un acteur ou une actrice de ce secteur, vous pouvez demander s’il y a des associations où vous engager. Vous aurez sans doute des informations actualisées et personnalisées !

Si vous avez besoin d’en discuter et d’explorer, des associations, comme Anciela à Lyon ou Astérya à Paris, vous accueillent pour vous aider à identifier des engagements bénévoles adaptés à vos besoins. Vous pouvez aussi mobiliser des plateformes comme Je veux aider, J’agis pour la nature, Tous bénévoles ou encore France Bénévolat. Et pour du mécénat de compétence, pensez à Komeet.

[Mode d’emploi] Comment… le bénévolat peut m’aider dans mon évolution ?

Chantiers participatifs

Mettre la main à la pâte et des expériences plein son sac

Autre mode d’action pour expérimenter des métiers porteurs de la transition écologique et solidaire : les chantiers participatifs et le woofing.

  • Les chantiers naturalistes permettent de mettre les mains dans la terre pour restaurer un écosystème, créer une mare, planter une haie, ensauvager des espaces urbains… Vous trouverez des chantiers avec les associations naturalistes de votre coin : LPO ou FNE mais aussi des structures nationales comme Volontaires pour la nature dans le sud , Les Blongios dans le nord ou sur J’agis pour la nature de la FNH.
  • Les chantiers d’éco-construction permettent d’apprendre comment se fabriquent des habitats (plus) écologiques et de partager avec une communauté de passionnés. Vous trouverez des chantiers un peu partout en France avec Twiza et dans certaines régions avec des associations spécialisées comme Oïkos en région Aura. Vous pouvez aussi en trouver avec les Castors.
  • Les chantiers solidaires, patrimoniaux et écologiques permettent de mettre son énergie au service d’un défi de société : restauration de jardins, mise en valeur d’un lavoir, réhabilitation de roulottes pour une activité pédagogique… En France et partout en Europe, c’est la mission de Concordia de les animer. Accessibles dès 15 ans, on peut aussi participer quand on est adulte.
  • Le woofing donne la possibilité d’être nourri et logé en échange de votre travail dans la ferme. Une occasion de découvrir les métiers agricoles en allant de ferme en ferme pendant quelques mois. Pour identifier les fermes, n’hésitez pas à passer aussi par des réseaux comme Manger Bio, les acteurs du Grap, les Amap, les Addear, la Fnab ou Solidarité paysans.

Missions de Nouvelles Voies

Prendre un tremplin pour trouver sa place

Troisième pilier du programme Nouvelles Voies, proposé par notre Institut depuis 2020, les missions de terrain permettent à celles et ceux qui suivent le programme d’agir au côté d’associations, d’entreprises et d’institutions porteuses de la transition écologique et des solidarités.

Chaque année entre 50 et 60 missions sont proposées par des structures de la région lyonnaise (et au-delà) pour les aider à avancer sur des défis qu’elles rencontrent : développement d’action, évaluation, diagnostic, définition de stratégie de communication… elles sont d’une grande diversité !

Envie d’en savoir plus : découvrez les missions de terrain de Nouvelles Voies

Étape 4 : Se former pour évoluer

Une fois votre projet professionnel un peu plus clair, le passage par une ou des formations est une étape qui peut être fertile. Vous ne savez pas encore où vous allez ? Ce n’est pas grave ! Une formation peut intervenir à différentes étapes de votre parcours d’évolution : vous aider à vous lancer, à avancer, creuser, défricher ou encore à vous ressourcer et vous aider à rebondir après une période difficile.

Les 3 moments où la formation est fertile

Dans notre programme Nouvelles Voies, on accompagne des personnes qui se situent aux trois étapes clés de la transition professionnelle écologique et solidaire : ▸ 1. En étape tremplin, avec déjà un sujet clair en tête, et la vocation à trouver un emploi pendant ou tout de suite après la formation dans le secteur qu’ils ou elles ont ciblé. ▸ 2. En étape de voyage pour s’ouvrir les possibles, déconstruire ses représentations, s’immerger dans différents environnements professionnels et thématiques et enfin commencer à s’y engager activement. ▸ 3. En année de ressourcement après une période de souffrance au travail, de perte de sens ou de burn-out afin de reprendre confiance, retrouver son énergie et se mettre en mouvement vers un emploi désirable.

Métiers couteaux suisses et métiers spécialistes : distinction fertile pour choisir sa formation

Si vous lisez régulièrement notre Lettre Évolutions, vous êtes habitué à notre distinction entre les couteaux suisses et les spécialistes. C’est une distinction très fertile lorsqu’on cherche à savoir quelle formation suivre. Décryptage :

Les métiers que nous nommons couteaux suisses sont ceux qui sont basés sur une forte polyvalence et une grande adaptabilité : coordination, gestion de projet, animation d’équipe ou d’activité… Les missions couteaux suisses demandent moins de compétences techniques et plus de compétences transversales et de savoirs comportementaux.

En évolution professionnelle, avec 5, 20, 30 ans d’expérience, on a souvent développé des compétences dans la coordination, la gestion de projet ou encore le management d’équipe. L’enjeu, si on veut évoluer vers des structures écolos ou solidaires, c’est de donner une couleur thématique (écologie, solidarité, économie circulaire, économie sociale et solidaire…) à nos compétences et de multiplier les expériences pertinentes pour adapter notre profil aux réalités spécifiques des associations, entreprises ou institutions qui portent la transition écologique et solidaire.

C’est sur ces métiers couteaux suisses que notre programme Nouvelles Voies est particulièrement fertile.

Les métiers que nous nommons spécifiques sont ceux qu’on rattache à un métier qui dispose de caractéristiques techniques très précises : boulangerie, études naturalistes, rénovation énergétique, installation de panneaux photovoltaïques, éco-conception…

En évolution pro, il est nécessaire d’identifier la ou les voies pour les atteindre (grâce à des entretiens métiers, par exemple) avant de se lancer dans une formation. Il existe presque toujours des formations spécifiques et quelques échanges permettent de savoir lesquelles suivre !

Pourquoi se former ?

Pour savoir si une formation est pertinente pour vous, il faut se poser la question du pourquoi. Qu’est-ce que je vais chercher ? Est-ce une nécessité pour trouver un emploi dans le métier qui m’intéresse ? Est-ce que cela répond à une quête de légitimité ? Est-ce que c’est un besoin pour me préparer, m’intégrer dans une culture professionnelle, me projeter dans un futur univers avec ses règles et ses pratiques ? Il y a plein de bonnes raisons, mais elles n’amènent pas vers les mêmes formations !

1. Se former pour soi : un processus légitime pour être à la hauteur des enjeux

Ce n’est pas toujours évident de se sentir légitime au début d’un parcours de transition, surtout lorsqu’on se demande qui pourrait bien nous recruter. Pourtant, lorsqu’on fait évoluer sa vie professionnelle — notamment vers des métiers de « couteaux suisses » qui réutilisent une partie de nos compétences et expériences — la formation est souvent d’abord utile pour soi avant d’être utile pour être recruté dans une structure.

Elle vise à nous donner quatre ressources : une aide pour trouver une place qui nous correspond réellement, un sentiment de légitimité (pour oser se lancer), une acculturation aux enjeux et une adaptation des compétences qu’on a déjà, pour que notre arrivée dans la structure soit une réussite pour nous comme pour elle. Cela passe par différents apprentissages :

  • Affiner sa compréhension des enjeux de transition écologique et des solidarités
  • S’ouvrir les possibles et trouver la place qui nous correspond réellement
  • S’outiller sur les pratiques dans les structures écolos et solidaires pour bien les vivre
  • Se créer un réseau aidant pour trouver le boulot qui nous correspond
  • Se laisser du temps pour avancer et mûrir son projet

2. Se former pour réussir à être recruté

C’est sans doute la première idée qu’on a quand on se forme : renforcer notre employabilité dans le secteur ou les métiers qui nous intéressent. Et c’est bien le cas si on choisit une formation adaptée à notre projet d’évolution.

Pour les métiers spécifiques comme pour les métiers couteaux suisses, il est nécessaire de vérifier et de valider si une formation est pertinente. Et surtout, il faut comprendre pourquoi elle est pertinente, en demandant à une diversité d’acteurs et d’actrices du métier ou du secteur que nous visons. On peut distinguer 3 niveaux :

  • Obligatoire : sans formation adaptée, aucune chance d’être recruté. C’est presque toujours le cas dans les métiers spécifiques, et très rare dans les métiers couteaux suisses.
  • Préférable pour avoir la confiance des structures dans vos compétences. C’est presque toujours le cas dans les métiers couteaux suisses, en particulier sur la capacité de la personne à adapter ses compétences initiales (si elle est en évolution professionnelle) aux réalités des structures écolos et solidaires.
  • Préférable pour avoir la confiance des structures dans votre engagement, vos valeurs et votre fiabilité. C’est souvent le cas dans les associations et entreprises porteuses de la transition qui privilégient souvent le niveau d’engagement et de conviction (visibles) aux compétences affichées.

Ainsi, une formation vise ainsi à nous donner 3 ressources différentes pour convaincre une structure de nous choisir : développer nos compétences, connaissances et savoir-faire pour accomplir nos futures missions, marquer notre parcours en termes de transition écologique et de solidarité pour ressortir dans les candidatures et bénéficier d’un réseau et d’opportunités pour intégrer un des écosystèmes de ce monde où les offres d’emplois ne sont qu’une petite partie des recrutements.

Quelles formations choisir ?

Outillé des éléments de distinction que nous venons de partager, arrive le moment du choix de la ou des formations qui pourraient s’adapter à vos besoins. On peut distinguer 4 types de formation : exploratoires, couteaux suisses, spécifiques pour des compétences particulières et spécifiques pour des métiers spécialistes.

Les formations exploratoires

Les formations exploratoires sont des formations courtes (de quelques jours à quelques semaines) qui ont vocation de vous aider à creuser des pistes, vous confronter à des cultures professionnelles qui vous intéressent et à acquérir des compétences transversales utiles. C’est le cas de Fertîles avec ses parcours d’avenir fertile, d’Animacoop avec sa formation à la coopération ou encore d’Univoyage qui croise éducation populaire et voyage. C’est aussi le cas de formations courtes plus techniques mais qui visent d’abord à vous plonger dans des nouvelles pratiques : écoconstruction, comme celles d’Oïkos, jardins-forêts comme celles de la Forêt gourmande, justice alimentaire avec BelleBouffe, permaculture comme celles de la Source Dorée ou des Alvéoles ou encore création et animation de Tiers Lieux avec Yes We Camp ou France Tiers Lieux. Vous pouvez aussi explorer des outils plus souples comme les MOOC, à mi-chemin entre formation, podcasts, lectures et exercices personnels. Un des plus connus pour celles et ceux qui sont en quête de sens est celui de Ticket for Change : Devenir entrepreneur du changement. L’UVED, Université Virtuelle Environnement et Développement Durable, propose une douzaine de Mooc très classiques. L’Université des Colibris propose des Mooc plus avancés sur des pratiques alternatives. Pour aller encore plus loin dans la technique, TelaBotanica en propose sur la nature et la biodiversité. Enfin, la plateforme FUN MOOC permet de trouver une diversité de mooc, un outil pratique !
Quelles questions (se) poser pour choisir ? Dans le cas des formations exploratoires, on peut se poser plein de questions, mais aussi se dire que si on engage peu de temps et peu d’argent, on s’autorise à essayer. Les questions les plus fertiles sont celles qui nous interrogent sur pourquoi on choisit une formation et sur ce qu’on en retient !
Attention ! Il existe un foisonnement de formations exploratoires. Comme le but à ce stade pour vous, c’est d’explorer, toutes ne seront pas toujours des réussites. Et tant mieux ! Ce qui compte, c’est de savoir tirer des conclusions fertiles de ces expériences. Et c’est pour cela qu’on vous conseille de trouver des personnes avec qui dialoguer autour de ces expériences : accompagnateur ou accompagnatrice, référents ou référentes, parrains ou marraines évoqués à la l’étape 1 de cet article.

Les formations de couteaux suisses

Les formations de couteaux suisses sont des formations souvent initiales (pour les étudiants de 18 à 23 ans) afin de les préparer à des métiers qui mobilisent de la gestion de projet, de développement d’activité, d’animation d’équipe. Sciences Po, École de commerce, Facultés de sciences humaines, École d’ingénieurs généralistes… Si chacune a son entrée technique, toutes transmettront des compétences transversales qui se développeront au fur et à mesure des expériences professionnelles. Quand on est en évolution, rechercher une formation couteau suisse obéit à 2 logiques possibles :
  • Vous n’avez pas suivi de formation couteau suisse dans votre formation initiale, soit parce que vous n’avez pas suivi d’études post-bac, soit parce que vous vous êtes spécialisé dans un métier très technique, et vous avez besoin d’acquérir des rudiments de gestion de projet, d’animation, de développement d’activité…
  • Vous avez suivi une formation couteau suisse ou vos expériences professionnelles vous ont conduit à acquérir des connaissances, compétences, pratiques de gestion de projet, d’animation ou de développement d’activité. Vous avez alors besoin d’adapter vos compétences aux secteurs vers lesquels vous vous engagez : adaptation technique, culturelle et posturale.
Dans le premier cas, des formations initiales (comme celles citées au-dessus) qui accueillent des personnes en évolution ou des formations continues (comme celles d’Arobase) donnent des clés pour maîtriser les compétences pour être couteau suisse. Dans le second cas, des formations ancrées dans le(s) monde(s) professionnel(s) que vous visez sont les plus adaptées. C’est le cas des formations spécialisées comme une formation de diagnostiqueur PEMD si vous souhaitez travailler dans le réemploi des matériaux. C’est aussi le cas de formations transversales comme Nouvelles Voies, qui dirige vers une diversité de missions en associations, entreprises et institutions porteuses de la transition écologique et des solidarités.

Quelles questions (se) poser pour choisir ?

  • De quoi ai-je besoin ? Comme les formations de couteaux suisses sont d’une belle diversité, il est indispensable de prendre le temps de s’interroger sur ce qu’on va chercher dans une formation. Des compétences précises ? Une culture générale ? Une légitimité ? Un accompagnement pour trouver sa voie ou s’insérer dans un secteur ?
  • Est-ce qu’elle est adaptée aux personnes en évolution pro ? Comme ces formations sont basées sur des compétences transversales et posturales, être avec des étudiants de 18 à 23 ans ne sera pas toujours aidant. Les besoins d’une personne en transition professionnelle ne sont pas les mêmes, et les apports et accompagnements proposés doivent être différents !
  • Où travaillent les personnes qui ont suivi la formation ? Suivant si on rêve de travailler à la RSE d’un grand groupe, d’animer des ateliers auprès de jeunes, de travailler dans des structures porteuses de solutions… les formations ne sont pas les mêmes ! Voir où les anciens et anciennes atterrissent permet d’avoir une bonne idée de ce qu’apporte la formation. L’information se trouve sur LinkedIn, et certaines écoles ou instituts affichent des parcours : comme nous avec notre page Nouvelles Voies et après ?

Les formations spécifiques pour des compétences particulières

Les formations spécifiques qui visent à donner des compétences particulières (communication, animation, prise de parole, réponse aux appels à projet, médiation avec la nature…) peuvent être utiles dans une démarche d’évolution professionnelle pour ajouter des compétences nécessaires ou recherchées.

Ce sont des formations de courtes durées, entre 1 et 5 jours, mais souvent coûteuses car alignées sur des tarifs professionnels (avec une prise en charge par les OPCO) et non sur les tarifs des particuliers. Il ne faut pas hésiter à signaler sa situation spécifique, les organismes de formation adaptent souvent leurs tarifs à des statuts particuliers.

Des organismes de formation sont particulièrement insérés dans les écosystèmes des associations et entreprises de la transition écologique et des solidarités. C’est le cas de notre institut, avec notre catalogue de formations Boîte à outils, des Graines comme le Graine Ara, des UNCPIE/URCPIE, des CRESS comme la CRESS Aura, de Scicabulle ou encore des Crefad. La Lettre Solutions, animée par notre institut, propose une veille de ce type de formation !

Les formations dédiées à des métiers spécialistes

Les formations dédiées à des métiers spécialistes comme ceux de la cuisine, du paysage, de la réparation, de la rénovation énergétique, de la construction écologique ou encore de la protection de la nature, ont vocation à transmettre les compétences, les connaissances et la culture professionnelle nécessaires à une bonne appropriation du métier. Elles sont souvent (mais pas toujours) validées par un diplôme reconnu, comme un CAP, BTS, Master ou encore des certifications spécifiques. On peut distinguer deux types de formations dédiées à des métiers spécialistes lorsqu’on parle des métiers porteurs de la transition écologique et des solidarités :
  • Les métiers classiques qui se transforment : agriculture, cuisine, paysage… Dans ce cas, il est utile de s’assurer que la formation choisie intègre les valeurs et les pratiques que nous souhaitons vivre dans notre future vie professionnelle.
  • Les métiers natifs de la transition écologique : rénovation énergétique, réparation de vélo, de textile ou d’appareils électriques ou électroniques, économie de flux, protection de la nature… Dans ce cas, il faut s’assurer que la formation est réellement pertinente et n’a pas été créée pour capter un marché en pleine croissance.
Attention ! Les métiers de la transition écologique sont tendances, alors les formations fleurissent autour de ce marché en pleine expansion. Que ce soit en matière de valeurs ou en matière de qualité technique ou pédagogique, il est indispensable de prendre le temps de bien choisir. Les premières formations que vous trouverez sur un moteur de recherche (ou en publicité) ne sont pas toujours les plus pertinentes… On en dit quelques mots tout de suite !

Quelles questions (se) poser pour choisir ?

  • S’assurer que le métier nous correspond, car ces formations n’ont pas d’autres issues que les métiers pour lesquels elles vous préparent. Cela nous renvoie à l’étape 3 de cet article : aller sur le terrain, rencontrer des pros, s’immerger…
  • S’assurer qu’une formation est nécessaire et pertinente pour le métier (tel que vous souhaitez le pratiquer) ; à titre d’exemple, dans des restaurants axés cuisine végétale, un CAP Cuisine ne sera pas indispensable, mais des expériences en cuisine végétale et des formations spécifiques pourront être différenciantes.
  • S’assurer que la ou les formations que vous avez identifiées (et que vous allez comparer) sont de qualité : qu’est-ce qui les différencie (leurs valeurs, leur histoire, leur territoire…) ? Ont-elles une bonne réputation auprès des pros (et pourquoi) ? Sont-elles appréciées par les anciens et anciennes (et pourquoi) ? Il ne faut pas hésiter à enquêter, c’est un choix déterminant !

Comment trouver des formations ?

La recherche d’une formation est un exercice difficile. Si certaines formations apparaissent tout de suite sur les moteurs de recherche, parfois avec des sponsorisations, d’autres sont bien cachées dans les tréfonds d’Internet. Et cela ne dit rien de leur qualité ! 4 conseils simples pour rechercher des formations.

  • Demander conseil à toutes les personnes pertinentes avec qui vous échangez. Et ne vous arrêtez pas à « Elle était top ! » ou « Je n’ai pas aimé » en creusant le pourquoi : d’où la personne partait ? Qu’est-ce qu’elle cherchait ? Qu’est-ce qu’elle a trouvé fertile ou utile ? Qu’est-ce qu’elle n’a pas trouvé ou n’a pas aimé ? Cela vous aidera à vous projeter !
  • Regarder sur des plateformes qui rassemblent une grande variété de formations, si possible avec un angle écolo et solidaire affirmé, comme Jobs that makesense.
  • Regarder sur LinkedIn quelles formations ont suivi les personnes qui pratiquent les métiers ou les missions qui vous intéressent, en particulier si ce sont des personnes pour qui il s’agissait d’une évolution professionnelle. Cela vous donnera des idées à creuser !
  • Vous pouvez aussi essorer votre moteur de recherche en testant plein de mots-clés, cela vous donnera aussi une belle diversité de résultats.

Les formations dédiées à des métiers spécialistes comme ceux de la cuisine, du paysage, de la réparation, de la rénovation énergétique, de la construction écologique ou encore de la protection de la nature, ont vocation à transmettre les compétences, les connaissances et la culture professionnelle nécessaires à une bonne appropriation du métier. Elles sont souvent (mais pas toujours) validées par un diplôme reconnu, comme un CAP, BTS, Master ou encore des certifications spécifiques.

Étape 5 : Trouver des opportunités d’emploi

Dernière étape de notre parcours : trouver un boulot ! Avec le développement des associations et entreprises engagées dans une économie sociale et solidaire (ESS) et face aux urgences écologique et solidaire, de plus en plus d’emplois sont créés. Si certains passent par des offres publiques d’emploi, d’autres circulent « dans le réseau » ou ciblent des personnes connues de la structure. Décryptage pour vous guider dans la recherche ou dans la création de votre emploi engagé !

Trouver des offres dans des structures engagées

Avec le développement des associations et des entreprises engagées dans la transition écologique et les solidarités, des plateformes se sont spécialisées dans ces secteurs :

  • Jobs that makesense : la plus connue des plateformes engagées, au début très pratiquée par les structures d’entrepreneuriat social liées à makesense, elle est devenue incontournable dans tous les secteurs de la transition écologique et des solidarités.
  • Réseau TEE : animé par les CPIE (UNCPIE) en lien avec le Centre de ressources DLA Transition écologique et solidaire, le Réseau TEE est la référence des métiers de la transition écologique depuis 2003. Les offres sont souvent plus techniques que sur Jobs ou Ambition ESS, mais on trouve aussi des métiers d’animation ou d’accompagnement des personnes et des territoires.
  • Ambition ESS : spécifique à la région Aura, cette plateforme est marquée par une forte culture associative, coopérative et d’éducation populaire. Elle est ainsi très complémentaire de Jobs et du Réseau TEE dans votre recherche d’emploi.
  • Emploi Environnement : assez proche du Réseau TEE dans le type d’offres, cette plateforme est une des historiques de la transition écologique et des métiers environnementaux. Ciblé sur les emplois verts, on trouve tout type de structures, des associations aux entreprises industrielles.
  • Lettre Évolutions : notre lettre pour les personnes en évolution professionnelle relaie chaque mois entre 30 et 50 offres d’emploi de la région lyonnaise et au-delà. C’est un bon outil de veille si vous ne suivez pas régulièrement les offres sur les plateformes !
  • Les réseaux locaux et nationaux ont souvent des veilles d’emploi sur leur site et newsletters, comme le Graine Aura, le Graine Paca ou encore la Maison de l’Environnement.

Créer sa place : offres invisibles, création d’opportunité et entrepreneuriat

Les offres d’emploi ne sont qu’une partie du marché du travail où de nombreux recrutements passent par des réseaux informels ou des interpellations directes des bénévoles, d’anciens alternants, volontaires ou encore de partenaires. Pour trouver un boulot qui nous correspond, il faut parfois se créer sa place !

1. S’inscrire dans des dynamiques de réseaux : être connu et reconnu

Les jeunes pousses associatives et entrepreneuriales (souvent de moins de 20 salariés) ont tendance à éviter autant que possible des processus classiques de recrutement, très chronophages. Elles privilégient une recherche du « profil idéal » dans le réseau de leurs connaissances (bénévoles, anciens alternants, stagiaires, partenaires…) voire ciblent directement des personnes qui leur semblent adaptées. Trois possibilités pour être connu et reconnu et capter des opportunités Le bénévolat : à la fois pour avoir des opportunités dans les associations où on est bénévole, mais aussi pour bénéficier de mises en lien fertiles lorsque des offres circulent dans le réseau ! Les immersions professionnelles : en particulier dans des métiers ou espaces où le bénévolat est impossible. Elles permettent de montrer son envie, son énergie et ses compétences ! Les prestations ponctuelles : si vos compétences s’y prêtent, des prestations en indépendant peuvent être un moyen de démarrer sa réorientation vers le secteur qui nous plaît.

2. Entreprendre dans son propre projet

Parfois, accomplir son évolution professionnelle signifie se lancer dans le grand bain et entreprendre ! Si vous choisissez cette voie, il existe des espaces d’accompagnement spécifiques pour des projets écolos et solidaires. Quelques exemples pour vous guider :
[Ressource utile]L’Annuaire des structures d’accompagnement en France

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