Éducation à la nature et à la transition écologique
Un métier d’émerveillement et d’éveil à la richesse de la nature
Autres mots clés possibles
Éducation à l’Environnement vers un développement durable (EEDD) | Animation-nature | Sensibilisation à la nature et à la transition écologique
Études nécessaires
- BTS GPN ou BPJEPS EEDD
- Pas d’études spécifiques mais une expérience d’animation en association
Compétences clés
Pédagogie active Adaptation à la diversité des publics et des espaces Prise de parole en public
Particularités
L’éducation à la nature est un métier passionnant, capable de susciter prises de conscience et envies d’agir. Il peut cependant être redondant, notamment auprès des publics scolaires.
Salaire moyen brut (CDI à 35h)
De1800€
À2300€
Volume d’offres sur un bassin d’emploi*
*espace géographique à l’intérieur duquel la plupart des actifs résident et travaillent (Insee)
Plus d’une cinquantaine par an
Si la nature nous entoure, nous sommes parfois bien en peine de la comprendre, et ainsi de bien la protéger. Pour preuve, nombre d’entre nous reconnaissent bien plus de logos de marques que d’espèces d’arbres, de fleurs ou d’oiseaux. Pour nous reconnecter au vivant, nous émerveiller de sa richesse et nous apprendre à le préserver, des animateurs et des animatrices (ou médiateurs et médiatrices) s’adressent aux plus petits comme aux plus vieux. D’un éveil à la nature à la mise en action concrète dans des chantiers, ils sont un trait d’union entre les humains et la biodiversité qui les entoure.
Ce métier, né après-guerre, s’est particulièrement développé dans les années 90 et 2000, avec la création d’option dédiée dans des formations d’éducation, comme le BPJEPS EEDD ou de protection de la nature comme le BTSA Gestion et Protection de la Nature. Aujourd’hui des associations comme les FNE, les LPO, les CEN ou encore Arthropologia recrutent des animateurs et animatrices tous les ans.
Éducation à la nature et à la transition écologique : késako ?
Leur mission ?
Créer et animer des activités d’éducation à la nature avec des enfants, scolaires et périscolaires, des familles ou encore des adultes, dans un cadre professionnel comme personnel.
- On trouve des spécialistes (d’insectes, oiseaux, potagers, plantes sauvages…) comme des généralistes qui traitent de la diversité des sujets.
- On trouve aussi des nomades (qui vont de lieux en lieux) et des hôtes, qui animent des espaces où ils accueillent du public, comme des jardins pédagogiques ou des parcs naturels.
Quelques points de vigilance sur ce métier
- Les animations nature sont souvent redondantes avec des animations de 2h ou des cycles de 3 ou 4 séances, en particulier avec les publics scolaires. C’est moins le cas avec les publics adultes où le modèle est plutôt celui de projets uniques.
- Les premières opportunités sont aussi souvent en CDD (en particulier saisonnier) et proposent des niveaux de rémunération bas, avec une possibilité d’évolution à la coordination d’animation.
- Si les effets des activités d’éducation à la nature sur les enfants et les adultes sont indiscutables, celles et ceux qui les animent n’ont pas la possibilité de les observer. L’animation finie, vous ne reverrez plus (ou rarement) les personnes que vous aurez touché !
Envie d’essayer avant de vous lancer ? C’est possible !
Se lancer dans une formation pour devenir animateur ou animatrice nature sur un coup de tête n’est pas une très bonne idée. Si vous sentez que ce métier, avec ses différentes facettes, vous attire, expérimentez !
Comment ? Le bénévolat dans certaines associations (FNE, LPO, mais aussi des associations locales parfois entièrement bénévoles) vous donne des occasions de vivre, observer puis animer vous mêmes des activités d’éducation : balades, chantiers, séances en classe… Vous pouvez aussi demander une immersion professionnelle, c’est souvent bien perçu par les équipes des associations !
Éducation à la nature : témoignage et retour d’expérience
Association naturaliste pour la connaissance et la protection des insectes et de la biodiversité, Arthropologia agit au quotidien pour le changement des pratiques et des comportements en menant des actions concrètes en faveur du vivant. Rencontre avec Lucile, coordinatrice mobilisation citoyenne (jeunesse).
Lucile Daguzan,
Coordinatrice Mobilisation Citoyenne (jeunesse)
ldaguzan@arthropologia.org
Propos recueillis par Mylène Desnoë
Quel est ton parcours ?
En 2014, j’ai suivi un BTS Gestion et Protection de la Nature. J’ai fait un stage dans une ferme pédagogique dans les monts du Lyonnais. Et j’y suis restée, plutôt que de continuer mes études. J’ai appris en pratiquant. Au bout de deux ans, j’ai décidé de m’engager en service civique chez Arthropologia et depuis, j’y suis toujours !
C’est quoi le sens de ton métier pour toi ?
L’émerveillement ! C’est ce qui m’anime. Ma mission, c’est de permettre à des jeunes citoyens de s’emparer de la transition écologique, et pour ça, il faut qu’ils aiment la nature et qu’ils puissent s’en émerveiller.
À quoi ressemble ton quotidien ?
Au quotidien, cela se traduit par des animations sur le terrain. On va au maximum dehors pour aller à la rencontre de la nature, qu’elle soit en milieu urbain ou à la campagne.
On n’a pas de semaine type ! On peut avoir des petites sections de maternelle le matin, et des lycéens l’après-midi. Avec des tout petits, on va chercher à gommer les appréhensions à être dans le milieu naturel, à ne pas avoir peur d’être dehors. Avec les lycéens, on va sortir pour se reconnecter au vivant et transmettre des clés pour agir en faveur de la biodiversité.
Et comment se passe une animation ?
On évite les animations qui n’ont lieu qu’une fois. On travaille en cycles avec trois temps : de la théorie, une observation de la biodiversité et un chantier, par exemple en installant des micro-habitats dans un potager. On essaie d’avoir des actions concrètes pour qu’ils (ces jeunes citoyens) agissent au-delà de notre animation.
Qu’est-ce qui te plaît le plus dans ton métier ?
Le contact avec les jeunes, c’est essentiel ! Il y a des jours où tu es un peu fatigué et tu te dis que tu vas encore parler devant une classe de trente gamins et quand tu te retrouves devant eux, tu vois la curiosité dans leur regard et tu es remotivé.
Et le moins ?
La recherche de financement [rires] ! Ce qui est parfois difficile aussi, c’est le regard des familles qui peut être décourageant, mais il y a des leviers pour que cela change.
Qu’est-ce qu’il faut savoir faire ?
S’adapter ! Voire même accepter de devoir s’adapter. Il n’y aura pas une animation comme une autre, suivant la dynamique du groupe, ton humeur, ce que tu observes dans la nature… Ensuite, pour moi, il faut aimer transmettre une envie de protéger. Il faut être animé par cette envie pour donner envie !
Et la connaissance de la biodiversité ?
Mon conseil, c’est de faire du terrain avec des passionnés comme Hugues ou Fred chez nous pour apprendre d’eux. C’est en agissant à leurs côtés que je suis montée en compétence.
Après Nouvelles Voies, ils ou elles font ce métier
Kasia MEYER
D’assistante administrative et comptable à coordinatrice de jardins partagés au sein de la Régie de quartiers EUREQUA
Mélaine MARIETTE
De responsable qualité dans une usine agro-alimentaire à cheffe de projet Sensibilisation des Adultes en situation professionnelle chez Mountain Riders
Emmeline ETENEAU
D’infographiste à référente des animations à Graines Urbaines, une association de reconnexion à la nature par l’agriculture urbaine.
Découvrir d’autres fiches métier
Valoriste de matériaux du bâtiment – Fiche métier
Valoriste de matériaux du bâtiment, un métier pivot de la réduction des déchets et du bilan carbone de la construction
D'autres ressources pour accompagner votre évolution pro en quête de sens
Un espace avec des conseils, ressources, portraits, modes d’emploi, décryptages, webinaires, foire aux questions… pour vous accompagner dans votre évolution pro vers des métiers et missions en faveur d’une société écologique et solidaire !
