Comment réaliser un exercice pour bien choisir sa voie pro ? L’exemple de l’Ikigaï

Le discernement est un mot souvent méconnu. Pourtant c’est un processus que nous suivons toutes et tous dans la construction de nos choix de vie, et en particulier lors d’une évolution professionnelle. Il nous aide à identifier qui nous sommes, où nous sommes, où nous souhaitons aller et, potentiellement, quel(s) chemin(s) prendre. Parfois, s’aider d’outils ou d’un espace d’accompagnement est utile pour avoir un discernement éclairé des choix qui engageront ensuite nos vies et celles de nos proches.

Bilan de compétences, discernement spirituel, méthode Ikigaï, approche tête-corps-cœur : il existe différents espaces ou outils pour accompagner votre processus de discernement. Chaque acteur, association ou coach mobilise un ou plusieurs outils ou méthodes pour vous accompagner. Dans ce mode d’emploi, on décrypte un des outils les plus tendance, la méthode Ikigaï, et on monte en généralité pour vous partager nos conseils.

L’Ikigaï à la française, synthèse des enjeux de la transition pro

Il est possible que dans votre évolution professionnelle, on vous parle d’Ikigaï. Cette approche issue de la culture japonaise a été popularisée dans les années 2010 en France par Dan Buettner et Ken Mogi. Il signifie « joie de vivre » et « raison d’être » en japonais.

[Attention] Il est toujours important de se souvenir qu’un concept importé est toujours réapproprié dans la langue et dans la culture du pays qui s’en sert. La nôtre, celle de la France au XXIe siècle, dans notre cas. Aussi, on ne dira pas ce qu’est le concept d’Ikigaï au Japon, mais ce qu’il est aujourd’hui en France.

L’Ikigaï articule 4 dimensions à prendre en compte dans un choix de vie professionnel afin de rechercher leur confluence. Si les quatre sont réunies, alors les chances d’allier utilité, plaisir et réussite sont augmentées. On vous propose de le décrypter et d’apporter notre regard d’accompagnateurs et d’accompagnatrices de parcours d’évolution professionnelle au sein de Nouvelles Voies.

1.Ce dont le monde a besoin

Ce qu’on appelle, dans notre institut, le sens. La quête de sens est d’abord une réponse aux défis écologiques, solidaires, humains que notre société rencontre. C’est souvent parce que le « monde va mal » qu’on décide de se mettre en mouvement et en action. Sur cette première dimension, on vous partage quelques points clés à avoir en tête.

  • Identifier les défis sur lesquels agir, c’est choisir ses sensibilités. C’est un exercice qui nécessite de prendre en compte (au moins) deux processus :
  • Le premier, c’est d’identifier le ou les défis qui rencontrent un écho en nous : notre parcours, notre personnalité, ce qui nous touche en profondeur… Nous disons souvent qu’il s’agit de distinguer ce qui nous anime de ce qui nous intéresse.
  • Le second, c’est d’identifier ce qui nous remue trop : ce qu’on n’arrive pas à gérer, ce qui nous met dans une colère qui nous affecte ou dans une compassion qui nous déborde… Choisir ses sensibilités dans son engagement, c’est s’autoriser à choisir des sujets avec lesquels on est assez en paix pour agir sans être bouleversé, ou apprendre à gérer (mettre à distance, objectiver, apaiser…) les sujets qui nous bouleversent pour agir dessus.
  • Explorer les acteurs qui agissent sur le défi qu’on a choisi pour comprendre les solutions pertinentes. Derrière la diversité des défis que notre société rencontre, il y a une multitude de solutions. Certaines sont pertinentes, d’autres sont insatisfaisantes et enfin d’autres sont trompeuses, et sont ce qu’on appelle parfois du greenwashing ou du socialwashing. Quand on se prépare à investir son temps, son énergie et son cœur dans une évolution professionnelle, atterrir dans des initiatives insatisfaisantes ou trompeuses est (très) décourageant.

L’exploration des secteurs qui nous semblent nous correspondre vise à vérifier que le sens qu’on met dans notre engagement se retrouve dans les initiatives, associations, entreprises, institutions qu’on pourrait rejoindre. On en parle dans un autre mode d’emploi !

[Mode d’emploi]Comment obtenir, préparer et rendre fertiles des rencontres inspirantes ?

2.Ce qu’on a envie de vivre

Ce qu’on appelle, dans notre institut, le goût. Notre vie nous appartient, et comme dit le proverbe « on ne vit qu’une fois » ! Alors, dans le choix des défis qu’on va affronter comme dans celui des métiers et des missions qu’on va être amené à pratiquer au quotidien, il ne faut pas s’oublier !

Lorsqu’on s’oublie, on peut s’user, avoir le sentiment de se sacrifier pour la cause, être frustré par toutes les insuffisances et insatisfactions de ses missions… Le conseil qu’on donne souvent aux personnes dans des cas où elles sont surtout mues par leur quête de sens, c’est de choisir des engagements professionnels où nous n’avons pas le sentiment de se sacrifier, mais celui de s’accomplir au quotidien.

3.Ce que nous avons comme compétences, talents, savoir-faire…

Cette notion est au cœur d’un bilan de compétences et de tous les processus d’accompagnement d’une évolution professionnelle. Elle vise à prendre en compte la dimension pratique d’un métier : toutes les compétences, talents, savoir-faire qu’il faut déployer. Elle peut être comprise de deux manières contradictoires.

  • La première qui vise à penser que nous avons des compétences qui nous déterminent (c’est souvent ce qu’on met dans le talent qui serait inné) et que nous devons suivre, et mieux connaître. Ce n’est pas celle que nous encourageons. Cependant, des compétences que nous avons développées ou des talents que nous avons peuvent être signifiants (nous donner des indices) de ce qui nous plait, nous accomplit ou nous correspond. Il est intéressant de les prendre en compte dans un premier temps, quitte à décider de ne pas en tenir compte dans son évolution.
  • La seconde qui considère que nous déterminons nos compétences. Il s’agit alors de savoir quelles compétences (et ainsi efforts) nous allons perdre si nous changeons de vie professionnelle, et quels efforts seront nécessaires pour acquérir les nouvelles compétences nécessaires. Notre institut mobilise ainsi cette notion pour vous encourager à conserver si possible vos compétences, mais ne pas vous laisser déterminer par elles.

4.Ce qui nous permettra d’obtenir un revenu

Dans le cadre d’une évolution professionnelle, c’est une question centrale de savoir si vous pouvez être payé ou non pour accomplir ce qui a du sens pour le monde et qui est source de plaisir pour vous. Et si oui, combien ?

Est-ce que, moi, je peux être payé ?

Oui, mais peut-être pas pour ce que vous espérez ! Dans la transition écologique et dans les solidarités, les emplois sont nombreux, dans presque tous les secteurs d’activité. Cependant, tous les emplois ne correspondent peut-être pas à ce qui a du sens et du goût pour vous, et aux compétences que vous avez ou que vous pouvez acquérir.

Cette étape du discernement vise ainsi à identifier si les missions que vous avez envie de vivre entrent dans une fiche poste salariale ou dans une vie d’indépendant ou d’indépendante.

Parfois, notre envie d’agir vient d’engagements bénévoles qu’on a pu avoir, mais ce qu’on vit comme bénévole et ce qu’on vit comme salarié (de la même association) sont des expériences bien différentes. Parfois cette envie vient de représentations médiatiques un peu romantiques, quand la réalité plus quotidienne est parfois moins riche en moments d’émotion ou en grandes victoires. Parfois, c’est un témoignage qui nous as donné envie d’y aller, mais on a oublié de demander s’il n’y avait pas de points négatifs ou de vérifier si le profil du ou de la témoin et le nôtre étaient comparables… L’exercice de discernement vise à partir d’une envie et regarder les métiers et missions professionnelles existantes afin de voir si cela coïncide, et si derrière le salaire, il y a bien la réalité que vous attendez.

[Attention] Tous les engagements professionnels ne sont pas adaptés à votre envie d’agir. Il y a des espaces professionnels qui abîment le sens d’une action ou le plaisir qu’on y prend . C’est assez commun dans les métiers-passion, mais c’est aussi le cas dans les métiers-engagement.
Il est important de discerner si c’est bien dans un cadre rémunéré que vous souhaitez mener une action qui vous touche et vous passionne. Il y a d’ autres espaces d’accomplissement que celui du travail , parfois votre engagement se trouvera bien mieux accompli dans un cadre militant et bénévole. Vous organiserez peut-être alors votre vie professionnelle autour de cet espace d’accomplissement.

C’est combien ?

Le niveau de salaire varie suivant les secteurs d’activité et les métiers. Entre conseil en éco-conception, épicière ou coordination associative, on observe des variations entre un peu plus du smic et des salaires de plus de 3000€. Pour le savoir, rien de mieux que d’en parler à celles et ceux qui pratiquent ces métiers !

L’objectif d’un exercice de discernement, lui, est de comprendre de combien vous avez besoin pour vivre, avec des scénarios entre ce qui est confortable pour vous et ce qui est le minimum viable dans votre situation. Ces scénarios s’adapteront au degré de sens et de goût que vous retrouvez dans les emplois possibles. Si votre travail est cohérent avec vos valeurs et qu’il vous procure beaucoup de plaisir, vous consentirez peut-être davantage à perdre en revenu que pour un boulot sympa et toujours un peu plus utile que ce que vous avez aujourd’hui.

Pour travailler votre rapport à votre revenu, vous pouvez vous appuyer sur le RIB, ou Revenu indexé sur le besoin, un outil proposé par les EcoloHumanistes pour objectiver quels sont nos besoins réels, et non la représentation sociale d’un salaire juste d’après nous, ou encore lire le livre Ce que nos salaires disent de nous, de Baptiste Mylondo.

[Attention] Lorsqu’on évolue depuis une situation financière très favorable, il est important de prendre en compte le temps et les efforts (personnels comme familiaux) pour renoncer à certains avantages ou privilèges qui nous semblaient incontournables. Basculer trop vite et sans prendre le temps de discerner, c’est prendre le risque de revenir en arrière après une expérience malheureuse ou frustrante.

Se mettre dans de bonnes dispositions

L’exercice de réalisation d’un Ikigaï est tout à fait possible en solo, avec ce mode d’emploi ou des schémas et outils que vous trouverez sur internet, cependant, cela demande une bonne capacité de discernement (et un bon entrainement à cette pratique) ainsi que des ressources pour nourrir votre discernement. On vous propose deux conseils simples pour vous assurer de réaliser un exercice de discernement le plus fertile possible.

1.Ne pas s’exercer en solitaire

Il n’est pas toujours facile de mener un exercice de discernement sans un (ou des !) miroirs qui nous aident à nous poser les bonnes questions, à distinguer entre naïveté et envies profondes, à nous rassurer ou au contraire à être vigilant… C’est la vocation d’un accompagnement : bilan de compétences, accompagnement spirituel, mentorat comme ceux de Ressort ou des espaces de dialogue entre pairs comme ceux de Co Naissances, d’Activ’Actions ou d’Avarap.

2.Avoir de la matière pour discerner

Êtes-vous prêt à vous confronter à la souffrance ou à la violence d’une personne sans abri ? Aimez-vous passer toutes vos journées dehors avec des efforts physiques importants ? Prendrez-vous du plaisir à discuter 5 minutes avec des dizaines de clients par jour dans votre magasin ? Trouverez-vous du sens à répéter les mêmes informations d’atelier en atelier ? Vous ne savez peut-être pas, et aucun exercice de discernement ne pourra vous aider à répondre si vous n’avez pas assez d’expérience pour vous aiguiller… Et encore moins vous ouvrir à quelque chose que vous ignorez entièrement !Tous les outils, espaces ou méthodes de discernement nécessitent que vous ayez de la « matière » à discerner.

On vous propose trois manières de fabriquer de la matière pour nourrir votre discernement (et votre évolution professionnelle) :

Elle consiste à puiser dans le vaste monde d’internet et des médiathèques à la rencontre de livres, magazines, sites, podcasts, documentaires… qui parlent des enjeux de la transition écologique et des solidarités. N’hésitez pas à vous abonner à la Lettre Évolutions pour la recevoir tous les mois !

Elles consistent à dialoguer avec celles et ceux qui, sur le terrain, vivent déjà des engagements professionnels qui vous parlent.

N’hésitez pas à puiser dans notre bibliothèque humaine de parcours de transition pro, écolo et solidaire pour trouver des personnes avec qui échanger !

Elle consiste à vous créer des expériences provocatrices de prises de conscience, émancipatrices de représentations que vous avez liées à votre parcours et votre milieu d’origine, génératrices de découvertes, de rencontres, d’apprentissages sur vous et sur le monde… Le voyage en quête de sens est le plus connu, mais bien d’autres possibilités existent : chantiers participatifs, wwoofing ou même engagements bénévoles…

D’autres approches et d’autres outils

L’Ikigaï n’est qu’un des nombreux outils et méthodes de discernement que vous pouvez mobiliser en solo, dans un espace d’accompagnement ou d’échange entre pairs. Si vous êtes accompagné dans votre évolution professionnelle, n’hésitez pas à demander à celui ou celle qui vous accompagne s’il y a des outils ou méthodes pour vous aider dans votre discernement.

Témoignage et retour d’expérience

Interview de Vanessa : animatrice de cycle ikigaï et accompagnatrice d’évolution professionnelle

Personne formatrice Vanessa Beuchot

Urbaniste de formation, Vanessa a connu une évolution professionnelle pour devenir co-directrice de Parenthèse Utile, une école qui propose une année de césure et un semestre de réorientation pour les jeunes de 16 à 25 ans en quête de sens et de projets. Elle est aussi animatrice de cycle Ikigaï, accompagnatrice au sein de Nouvelles Voies, où elle accompagne des personnes en évolution pro et bien d’autres choses ! 

Avant d’accompagner des personnes et d’animer des ateliers Ikigai, tu as aussi connu une évolution. Tu nous racontes en quelques mots ?

En janvier 2016, j’ai vu le film documentaire Demain de Cyril Dion. Je me posais déjà des questions sur le sens de mon travail depuis plusieurs mois et cela a vraiment été un déclic pour moi, je ne savais pas comment, je ne savais pas quand, mais j’ai su que je voulais participer à la construction de ce monde de … « demain ». De là j’ai d’abord commencé par m’engager dans différentes associations. Plus je trouvais du sens dans mon engagement et plus mon travail continuait de perdre du sens… jusqu’à ne plus trouver de raison de me lever tous les matins. J’ai alors décidé de quitter mon travail. Pour prendre du recul, j’ai décidé de partir en voyage en Amérique du Sud, initialement pour six mois, qui vont se transformer en un an et demi, dont douze mois à vélo.

Ce temps m’a permis la prise de recul dont j’avais besoin pour me (re)trouver. C’est là que j’ai découvert l’outil ikigaï. A la fin de mes kilomètres parcourus à vélo, j’ai noté ce qui m’apportait de la joie, ce dans quoi je me sentais douée et ce à quoi je voulais contribuer. À mon retour en France, en 2020, je savais que je voulais à mon tour permettre à d’autres de trouver leur place, et plus particulièrement des jeunes. Depuis 2021, je construis petit à petit mon activité professionnelle, en expérimentant différentes missions, différentes propositions et projets, toujours largement influencée par mon ikigaï. Aujourd’hui, je peux dire que je me sens à ma place et alignée avec qui je suis.

L’Ikigaï, c’est quoi pour toi ? Comment tu t’en sers dans tes accompagnements ?

L’ikigaï est une véritable boussole en perpétuel mouvement, qui nous permet d’adapter notre chemin constamment vers ce qui nous donne de la joie. Si au départ, elle se construit grâce à des exercices qui mettent en jeu notre intellect (analyser nos souvenirs d’enfance par exemple) ou encore notre intuition (créer un vision board [ndlr. tableau de visualisation en français] de nos kiffs), je relie constamment les différents cercles ikigaï à une émotion.

Par exemple, quand je travaille le cercle « ce que j’aime faire », que j’appelle aussi le cercle des kiffs, j’invite toujours les personnes accompagnées à me raconter une activité qu’elles aiment pratiquer. À la suite, je les invite à partager quelle émotion elles ressentent quand elles me racontent leur histoire, et « où est-ce que cela se situe dans leur corps ». Pour le cercle des kiffs, l’émotion principale est le plus souvent la Joie, et chez moi elle se manifeste comme une sorte de vibration dans tout le buste.
En fait, quand on a compris quelle émotion correspond à quel cercle de l’ikigaï et où est-ce qu’elle se manifeste, c’est notre corps entier qui devient boussole et qui nous donne de précieux indices sur notre ikigaï.

Quels conseils donnerais-tu à des personnes en quête de sens qui décident de « faire leur ikigai » pour bien réussir ?

Je leur dirais avant tout de vivre des expériences, guidés par la joie et la curiosité, sans trop réfléchir au sens que cela peut avoir dans leur cheminement. Et pour chaque expérience vécue de se poser la question, en temps réel ou ultérieurement : qu’est-ce qui me fait me sentir bien dans cette expérience (ce que j’aime faire) ? Dans quelles actions je me sens la plus à l’aise naturellement (ce que je sais faire) ? À quoi j’ai la sensation de contribuer, pour quoi ou pour qui je me sens utile (ce dont le monde à besoin) ?
Il est important d’alterner entre moments d’expérimentation, même si on a l’impression de partir dans tous les sens, et moment d’introspection, c’est lors de cette seconde phase que l’on pourra trouver les fils rouges entre chaque expérience. Et dernier conseil, je laisserai tomber le cercle « ce pour quoi je peux être payé » dans un premier temps. Le modèle économique viendra petit à petit, par la mise en action.

Et toi, tu en es où de ton « ikigai » aujourd’hui ? Est-ce que tu refais encore cet exercice ?

J’aime à dire qu’on « ne fait jamais son ikigaï définitivement », tout au mieux il se stabilise. Notre ikigaï est en perpétuel évolution, car nous sommes nous-même en évolution ! Je dirais qu’aujourd’hui je suis dans une phase stable de mon ikigaï. Je ne ressens plus le besoin de refaire des exercices car j’ai particulièrement travaillé le lien tête-cœur-corps de mon ikigaï, ce qui me permet d’être en permanence en connexion avec ma boussole ikigaï interne. Aujourd’hui je travaille donc plutôt à développer des projets qui relient toujours plus d’éléments de mes différents cercles !

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