Changer de voie pour protéger notre planète : c’est possible et ça marche !

La quête de sens professionnelle est sur toutes les lèvres ces dernières années. Entre une la photo du cadre de la City, devenu éleveur de chèvre dans le Larzac et le nuage d’inquiétudes de celles et ceux qui souhaitent être utiles sans tout changer dans leur vie, on manque parfois de repères et d’exemples de personnes qui ont changé de voie pour être utiles face aux défis écologiques et solidaires. 

Est-ce que cela marche ? Est-ce qu’on peut réellement passer de thermicienne du bâtiment à animatrice de groupement d’achat bio dans les quartiers ? D’un laboratoire à une Pépinière d’initiatives de transition dans les territoires ? Portraits de 7 personnes qui ont décidé de changer de voie avec Nouvelles Voies pour mettre (vraiment) leurs compétences au service de la transition. 

Promo Nouvelles Voies 2021
Promo Nouvelles Voies 2022

Coralie, de la thermique des bâtiments à une alimentation durable pour toutes et tous

Après un parcours dans la transition énergétique des bâtiments, Coralie, 30 ans, s’est passionnée pour la transition vers une alimentation écologique, solidaire et inclusive. Une évolution qui a mené ses pas jusqu’à VRAC, une association qui relève ce défi partout en France. 

« J’ai commencé mes études avec un DUT en thermique et énergie, suivi par une licence pro appliquée à la rénovation des bâtiments, en alternance dans un bureau d’études. Après mon année d’alternance, tout s’est enchaîné. A 20 ans, j’y ai signé mes premiers contrats, d’abord un CDD puis un CDI. C’était pour moi une chance de ne pas avoir à chercher de travail. C’était un poste intéressant qui avait du sens, mais dès le début j’ai senti que je ne voulais pas passer toute ma vie derrière un ordi. Prise dans le train-train quotidien, j’ai passé 6 ans dans ce premier boulot, par commodité, sans trop me questionner sur mes envies. Au bout de 6 ans, j’ai eu envie de voir autre chose pour changer complètement de travail. Cependant ce n’était pas facile pour moi car je ne savais pas quoi faire, ni comment. Par facilité, j’ai juste changé d’entreprise pour le même type de poste. 

Au fil des années, je me sentais peu utile car je ne voyais pas le résultat de mon engagement alors même que je travaillais dans la transition énergétique des bâtiments. On participait activement à la création des bâtiments tertiaires neufs qui rognaient sur des terres agricoles… Cela n’avait aucun sens !  

Quitter mon emploi a été un long processus. J’ai mis quelques années avant de franchir le pas alors que ma seconde expérience professionnelle tournait en épuisement professionnel : très impliquée et consciencieuse, j’enchaînais les heures sup face à une charge de travail très soutenue alors même que le métier ne me passionnait plus. Dans un moment de ras-le-bol, je me suis rendu compte que j’avais envie d’agir concrètement pour la transition écologique, tout en me sentant utile et valorisée. J’ai été accompagnée par une conseillère de l’APEC, ce qui m’a permis d’identifier des thématiques qui me passionnaient comme celle de l’alimentation durable. 

Dans Nouvelles Voies, j’ai eu envie d’explorer cette thématique sans pour autant avoir de connaissances sur le sujet. Au début, j’avais une vision très axée environnement et climat, ayant fait des études scientifiques, mais peu solidaire. Très vite j’ai compris qu’une transition écologique sans justice sociale n’était pas possible ! C’est ainsi que j’ai découvert un projet passionnant : la Sécurité Sociale de l’Alimentation, qui a été au cœur de mon mémoire. Dans un même temps, j’ai découvert VRAC, Vers un Réseau d’Achat en Commun, une association qui rend plus accessible une alimentation de qualité à toutes et tous, en particulier dans les quartiers populaires. 

Avec ce bel alignement des planètes, je suis désormais salariée de cette même association à Bordeaux où je coordonne et développe avec les habitantes et les habitants un lieu expérimental proposant une offre alimentaire de proximité, qualitative,et à prix accessibles, ainsi qu’un espace de vie sociale au service d’une démocratie alimentaire inspiré du projet de Sécurité Sociale de l’Alimentation. Je suis très contente de m’investir dans ce combat essentiel à la transition alimentaire, nécessaire pour le respect de la nature, de la santé et des conditions de vie des producteurs et productrices. »

Angélique, de la gestion de paie à la collecte et la réduction des déchets

Spécialisée dans la gestion de paie, Angélique, 37 ans, a décidé de basculer vers le monde du zéro-déchet suite à un engagement au sein de Mouvement de Palier, un fil qu’elle a tiré jusqu’à trouver un poste au sein d’Elise Lyon où elle allie ses compétences et ses convictions. 

 » Dès mon BTS en Economie sociale et familiale, je me suis aperçue que les études ne me convenaient pas. Je souhaitais travailler sans attendre. J’ai trouvé, par hasard, un emploi de secrétaire médicale. Après quelques années, je me suis lassée. J’ai démissionné avant de trouver, en très peu de temps, un emploi de gestionnaire de paie dans un cabinet comptable. Dans les deux cas, je n’avais pas d’études ni d’expérience pour le poste mais les employeurs ont à chaque fois accepté de me former sur le tas. J’ai ensuite bougé dans différents cabinets. Je suis passée responsable, puis formatrice sur logiciel paie, et enfin consultante paie. La pression était forte dans ce domaine. J’ai senti petit à petit que je n’appréciais pas mon travail, que j’étais fatiguée de ce métier.

Lors d’un quiz à Lyon, j’ai alors découvert Mouvement de palier, une association d’ambassadeurs qui agissent dans la convivialité et la bonne humeur, sur le tri et la réduction des déchets auprès de leur entourage. Je suis devenue ambassadrice, puis bénévole active. J’ai aimé le temps passé dans cette association. Je me suis sentie utile lors de tenues de stand, de rencontres avec d’autres ambassadeurs, lors de form’actions… Et comme j’ai la chance d’avoir un conjoint qui est passionné par son travail, cela m’a amené petit à petit à me poser des questions : Est-ce que je pourrais exercer un travail que j’aime ? Est-ce que je me sens réellement utile dans mon travail ? Quel impact de mon travail sur le monde ? Je me suis alors rendu compte que j’aimais les gens avec qui je travaillais mais pas mon travail, et qu’il n’était pas aligné avec mes valeurs. Je voulais agir pour la transition écologique et solidaire, mais pas que comme bénévole. La décision était prise, je devais faire une reconversion.

Après un bilan avec Hisse et Haut et un an de formation Nouvelles voies, je suis maintenant chargée de clientèle chez Elise Lyon, entreprise dite adaptée qui travaille dans la collecte et le recyclage des déchets de bureaux. C’est un nouveau métier que j’apprends, qui correspond à ce que j’aime faire. Je me sens alignée avec les valeurs de mon entreprise, qui conjugue écologie, emplois solidaires pour des personnes en situation de handicap et porte une vraie attention au bien-être au travail. Je m’y sens réellement utile. »

Laurence, de la RSE d’un groupe agro-alimentaire à une agence d’écoconception

Après 30 ans dans des grands groupes, Laurence, 56 ans, a décidé d’évoluer vers de nouveaux horizons. Après une recherche fouillée sur la consigne, elle travaille à présent dans une agence d’écoconception coopérative. 

« Ingénieure agro-alimentaire, j’ai travaillé plus de 30 ans dans des grands groupes à des postes de R&D, qualité et cheffe de projets avec toujours un fil rouge : la santé. Santé des personnes par la nutrition, puis santé environnementale (dangers des pesticides, des produits transformés…) pour aller vers la santé de la nature, car on ne peut pas être en bonne santé sur une planète malade. J’ai évolué dans ma dernière entreprise vers la RSE, une fonction dans laquelle je pouvais œuvrer à une meilleure prise en compte des enjeux environnementaux. 

J’ai eu des prises de conscience à différents moments de ma vie. La première a été un passage au bio qui m’a amenée à changer d’entreprise dans les années 2000 pour une qui y était engagée. J’ai continué ensuite à adopter des pratiques plus écolos (achats sans emballages, seconde main, pratique du vélo…) ce qui a créé un décalage de plus en plus important avec mon mode de vie professionnelle : voyages en avion, voiture de fonction, produits emballés… La décision de quitter ma dernière entreprise s’est nourrie de ce cheminement. Il est arrivé un moment où le décalage était trop important et j’ai ressenti le besoin de changer pour aller vers plus de sens et d’alignement avec mes convictions.

Dans Nouvelles Voies, j’ai approfondi les modèles zéro-déchet comme la consigne, sujet que j’essaie de promouvoir au travers de mes engagements. Je souhaite aujourd’hui pouvoir encourager un maximum d’entreprises à faire évoluer leurs modèles pour une réelle prise en compte de l’urgence des enjeux environnementaux et sociétaux auxquels notre société doit faire face. »

Lucille, du laboratoire à la Pépinière d’initiatives de transition écologique et solidaire

Technicienne en agronomie, Lucille, 28 ans, a quitté les laboratoires et la recherche de maladies agricoles pour se plonger dans les initiatives de nature et d’agriculture en ville, avant de devenir permanente salariée au sein de la Pépinière d’Anciela, association où elle s’était engagée comme bénévole. 

« J’ai suivi un DUT Génie Biologique avec une option Agronomie à La Doua, à Lyon. 

Après mon stage de deuxième année à l’INRA de Montpellier, j’ai été prise en CDD. Je suis ensuite revenue sur Lyon comme technicienne en analyse des eaux. J’ai travaillé ensuite en tant que technicienne sanitaire du végétal, avec pour mission de rechercher des maladies dans les vignes, vergers et autres cultures de la région. 

Je pense que mon engagement écologique a plus été un chemin qu’un déclic. J’ai toujours été intéressée par la nature. Cependant, je n’avais pas conscience des conséquences de ma vie sur celle-ci. Petit à petit, j’ai décidé de réduire mes déchets, de fabriquer mes cosmétiques et produits ménagers moi-même, de manger autrement… Ma vie pro était en dissonance avec ma vie perso. D’autant que le management dans les grands groupes était en conflit avec mes valeurs et qu’en tant que techniciens, nous travaillions beaucoup sans reconnaissance pour notre travail. Le sens de mon travail est devenu important pour moi et il me devenait difficile de faire quelque chose qui n’était pas en accord avec mes valeurs. C’est alors que je suis tombée sur l’Institut Transitions. Et me voilà aujourd’hui ! 

J’ai, depuis, terminé Nouvelles Voies, avec un mémoire sur les bénéfices de l’agriculture urbaine. J’ai pu partager mes conclusions lors d’une conférence à la Ville de Lyon. J’ai aussi poussé plus loin mon engagement personnel, en m’engageant en dehors de chez moi. Je fais aujourd’hui partie de mon conseil de quartier. Je suis engagé dans le collectif lyonnais Jai Jagat qui organise des marches à la rencontre d’initiatives inspirantes dans les quartiers de Lyon. Enfin, je me suis engagée à Anciela. Je suis accompagnatrice dans la pépinière d’initiatives, et je participe à plusieurs autres actions. Je vais d’ailleurs commencer à y travailler en juin ! »

Benjamin, de la direction d’entreprises internationales aux entreprises à impact

Ancien directeur de filiales à travers le monde, Benjamin, 40 ans, s’est lancé, face aux urgences écologiques et sociales, dans le coaching de dirigeants et dirigeantes d’entreprises pour les aider à potentialiser leur impact positif et à changer d’échelle. 

« Après des études d’ingénieur, j’ai rejoint une multinationale de la très grande consommation (lessives, shampoings, gels douche, dentifrices…) avant de partir en Inde pour ouvrir la filiale d’une PME française d’emballage. J’ai ensuite eu des postes de direction commerciale et de filiales en Asie, en Amérique du Sud et en Afrique… En vivant dans des pays en développement, j’ai été confronté aux grandes inégalités, au problème de la gestion des déchets, et à celui d’un accès pour tous à l’électricité, à l’eau ainsi qu’à la qualité de l’air dans les mégalopoles.

Ceci m’a questionné sur mon métier consistant à accélérer la distribution de produits de grande consommation, emballés et fabriqués par des multinationales. Cela m’a fait me rendre compte, concrètement, de l’impossibilité de continuer avec ce modèle.

J’ai eu un déclic très précis en 2015 en découvrant, comme beaucoup, l’ampleur des drames liés aux tentatives de venue en Europe de personnes fuyant leur pays en conflit ou tout simplement n’ayant plus accès aux ressources élémentaires pour vivre dignement. Vivre cela depuis ma cage dorée d’expatrié au Chili m’a décidé à changer mon mode de vie et à chercher des moyens d’action.

Je suis revenu en France et me suis formé aux enjeux systémiques liant injustice sociale et climatique. J’ai décidé de mettre à profit mon expérience en soutenant des initiatives contribuant à la transition écologique et solidaire. Je me suis formé, notamment à Nouvelles Voies. Et j’ai fondé en parallèle Coach for Good, en partant du constat qu’il existe déjà un écosystème important pour permettre à ces initiatives d’émerger, mais que nous avons besoin ensuite qu’elles changent d’échelle pour maximiser leur impact et accélérer la transition. C’est la mission que je me suis donnée ! »

Clarisse, des ressources humaines à… notre Institut !

Professionnelle des ressources humaines, Clarisse, 30 ans, a décidé de basculer dans le monde de la transition suite à un déménagement à Lyon. Après une année à Nouvelles Voies, c’est au sein de notre Institut qu’elle a trouvé sa place ! 

« Je suis diplômée de Sciences Po Rennes, spécialisée en RH. J’y ai travaillé pendant 5 ans dans des grands groupes assez éloignés des enjeux écolos (aéronautique, construction) ! Je pense que je ne me suis jamais sentie à ma place dans ces entreprises, et plus le temps passait, moins je trouvais de sens dans mon métier. 

J’ai depuis longtemps une sensibilité pour la solidarité, c’est d’ailleurs ce qui m’a poussée à intégrer Sciences Po. Je souhaitais travailler dans l’humanitaire. Mes prises de conscience écologiques se sont faites un peu plus tard, au contact de ces entreprises qui contribuaient pleinement à la crise écologique de plus en plus visible. C’est en déménageant sur Lyon que j’ai décidé de me mettre en mouvement pour redonner du sens à mon travail en intégrant une structure de la transition écologique et solidaire.

J’ai participé à la première promotion de Nouvelles Voies en 2020-2021 pour accroître mes connaissances sur la transition écologique et solidaire, me mettre réellement en mouvement et me créer un réseau. Nouvelles Voies m’a permis de trouver ma place dans le monde de la transition puisque je suis aujourd’hui salariée permanente aux partenariats et à la formation professionnelle de… l’Institut Transitions. Un poste où je me sens aujourd’hui à ma place, et qui me permet à la fois de continuer à utiliser mes compétences en RH tout en étant au cœur d’un écosystème qui a du sens pour moi et qui me permet de mener des actions concrètes au service de la transition du territoire lyonnais. »

Nicolas, du management d’équipe de production à un fablab universitaire

Ingénieur méca dans un grand groupe, Nicolas, 29 ans, a basculé dans le monde de la Low-tech et travaille désormais dans un Fablab universitaire sans perdre de vue son rêve d’un Fablab dans le pays mornantais. 

« Je suis ingénieur mécanique, sorti des études en 2014, prédestiné à une carrière sans accroc. Je viens d’une famille aisée, dans un village agréable, j’ai toujours été très adapté au système scolaire… J’ai été embauché dans un grand groupe et j’ai vite évolué vers un poste de management, avec un très bon salaire… à seulement 23 ans. Bref, tout allait bien, dans le meilleur des mondes. 

J’ai pourtant commencé à douter du bien-fondé de mon métier. Je me demandais souvent : « mais à quoi ça sert, tout ce qu’on fait ici ? ». Je travaillais pour une société qui concevait et produisait des composants électriques. De tous les composants qui sortaient de mon usine où je passais tant d’heures par semaine, je n’en recroisais aucun une fois dehors. Cette déconnexion entre mon métier et « la vie réelle » m’empêchait de tirer une fierté de mon travail. Au-delà du manque de sens que j’éprouvais à ce moment-là, j’ai expérimenté une dissonance entre mes convictions politiques et ce que mon poste de manager m’imposait. J’ai souvent été contraint par ma hiérarchie à transmettre à mon équipe des décisions dont je ne reconnaissais pas la légitimité. 

A 26 ans, j’ai souhaité prendre du recul. J’ai démissionné pour partir pendant un an en Amérique du sud avec mon sac à dos. L’objectif n’était pas de couper avec mon métier, mais de prendre une année de réflexion en partant de cette pensée : « tu as 26 ans, et à part ce métier d’ingénieur, tu ne sais pas faire grand-chose de tes mains ». J’ai alterné visites, randonnées et activités : dans une ferme, sur des chantiers participatifs en écoconstruction, dans un camp au milieu de la jungle et même dans des écoles en bidonville.

C’est aussi à cette période que ma conscience écologique a grandi. En revenant de ce voyage avec cette nouvelle énergie, j’ai cherché à penser mon métier autrement. En discutant avec mes amis de promo, après 5 ans de carrière, ils étaient aussi nombreux à avoir vécu une transition vers des métiers plus manuels ou plus « ancrés dans la réalité » et avec « plus de sens ». C’est là que j’ai rejoint Nouvelles Voies pour être accompagné dans ma transition. 

Dans le parcours, je me suis intéressé au mouvement Low-Tech, remis au goût du jour par Philippe Bihouix. C’est suite à la lecture de L’âge des Low-Techs que j’ai orienté mon mémoire sur ce sujet, qui réinterroge notre vision de la technologie et du progrès ainsi que la place des ingénieurs dans notre société. J’ai ensuite rencontré La Coworquie, un espace de co-working à Mornant. A émergé un projet de Fablab rural. Je me suis alors concentré sur ce que la Low-Tech, dans ces tiers-lieux, peut apporter à la transition des territoires. 

Aujourd’hui, je travaille dans une école d’ingénieur à Grenoble. Cette école a pris le parti en 2019 d’ouvrir un Fablab afin de créer un espace de fabrication pour les étudiants et les personnels. Responsable Technique du Fablab, mes missions sont de développer la démarche Low-Tech, de faire vivre le lieu avec des ateliers, d’accompagner les étudiants et personnels dans la réalisation de leurs projets, et enfin de de participer à différents projets : création d’un tiers-lieu, développement d’un hackathon Low-Tech… »

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